L'art, une biche, une liberté...


Qu’est ce qui est plus libre qu’une biche qui traverse une route ?


Un homme en voiture qui apprécie l’image et qui a comme seule liberté d’action ou d’influence le choix d'accélérer et par conséquent la destruction, la mort.
Cet imprévu du code de la route nous rappelle à chacun qu'il est plus facile de retirer une liberté que d'en acquérir une.

C’est dans ce sens que mon art est obnubilé par le besoin de liberté, une recherche, les yeux rivés sur les champs, les bas cotés ou le ciel pour voler quelques secondes de liberté à autrui comme simple spectateur.
Le besoin d'escapade, d’extérieur et d’espaces telle la rue est un espoir de retrouver cette liberté.
La liberté vient également par le désir et la réalisation de passer de spectateur à acteur, d'Homme à animal sauvage.
Un Street artiste sait qu’après avoir traversé la rue un mur de liberté l’attend, comme une biche libre qui traverse la route à un bois qui l'attend.


Qu’est ce qui est plus libre qu’un artiste qui met une sculpture "biche" dans la rue ?


Un passant qui apprécie l’image du Street artiste en train d'agir et dont la première réflexion est de se demander si autorisation il y a.
La boucle est bouclée, le passant se retrouve dans la position de l'homme au volant de sa voiture et moi dans celle de la biche au milieu de la route...
C'est dans ce sens que mon art est obnubilé par le besoin de liberté, voler quelques secondes de liberté à autrui comme simple spectateur.
C’est dans un objectif de partage que l’art dans la rue se propage, cette ferveur du Street art n'est qu'une ébauche de la liberté d'un peuple.
Au peuple de voir sur les murs des appels de phares ou deux billes jaunes réfléchissantes dans l'obscurité et non un accident de la r(o)u(t)e...

Coqalane


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